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"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."

 

Christian BOBIN - Geai

 

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Les photos du thème "Abandon, ou lumière sur la matière" ont été exposées à l'atelier-Musée Adzak à Paris en Mars 2007. 

   

Participation au projet Sot la Mer « Regarde, le monde t’appartient ».

 

expo

Les photos du carnet de Chine ont été présentées lors des 4e Rencontres photographiques de Ghar El Melh, en Tunisie, du 28 Juin au 2 Juillet 2006 et début septembre à l'espace Choof, à Tunis.

Une thématique Focus tunisien a été exposé aux 6e Rencontres en juin 2008.

 

Toutes photos by Mcwp sauf illustrations d'articles pour les artistes, produits, présentés. Les photos et peintures présentées ne sont pas libres de droits de reproduction. Merci à vous de me demander l'autorisation pour toute utilisation. 

   

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Samedi 9 juillet 2005 6 09 /07 /Juil /2005 00:00

Avant que je ne vous parle musique, une question plus facile que la précédente : mais qu'est-ce que c'est donc ?
Vous hésitez, vous ne savez pas trop entre le dernier vaisseau spatial de Stars Wars et une modélisation de structure ADN... pourtant il va falloir vous décider.
Top chrono : qu'est-ce que c'est ?

Je certifie que cette photo n'a pas été retouchée ! et j'insiste...

Par My - Publié dans : Chine
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Jeudi 7 juillet 2005 4 07 /07 /Juil /2005 00:00

Samedi 21 Mai, jour 7 : Xian


7 h 00. Nous arrivons en Gare de Xian où les employés sont rassemblés pour les crazy signs du matin. (pour les béotiens, les crazy signs sont les danses idiotes effectuées à la fin des spectacles au Club Med).

On nous mène au Palace, qui nous sert d’hôtel. Le petit-déjeuner y ressemble à un buffet de banquet. Sans même retour par la case départ nous partons pour Lintong à quelque 40km de Xian voir l’armée en argile, grandeur nature, enterrée. Ici les taxis sont verts. C’est  grand – comme tout ce qui est en Chine.

Il est écrit « No photo No video »,  mais personne ne respecte les interdictions. Cela tombe plutôt bien, il n’y a pas plus qu’ailleurs de cartes postales à l’unité en vente.

Nous mangeons sur le site dans un restaurant hyper climatisé où mes collègues de voyage sont tout surpris, voire admiratifs, de me voir commander un deuxième verre de bière en chinois, sauf une qui dédaigneuse dit «bah, c’est normal, si elle apprend». Ensuite nous passons à la "boutique officielle" négocier quelques statuettes pour bien plomber les bagages. D’interminables palabres s’ensuivent dans le bus car le guide local, Sun, veut absolument meubler notre après-midi et notre matinée libre. Il parle de dîner spectacle, de Grande et Petite Pagode – tout cela étant hors programme et payant. Le groupe n’est pas d’accord. Le français est individualiste et indiscipliné. Il refuse toute proposition trop directe d’embrigadement… Notre guide national parvient à faire entendre raison à notre guide local. Mais celui-ci insiste et ne lâche pas sur un point : la visite 5-10 mn d’une fabrique de jade avant de nous ramener à notre hôtel - cela fait maintenant 2 jours et 1 nuit que nous sommes dans les mêmes vêtements. Et il fait très chaud. Je reste dans le bus et refuse même de voir de quoi il s’agit préférant écrire ce résumé du jour. J’ai tort. Une fois la clim arrêtée, on cuit dans le bus… et le chauffeur est descendu en fermant les portes.

Enfin dans notre chambre grand luxe, je prends un bain. Je m’endors en attendant R . qui s’endort également, dans son bain. Il est forcément bien tard quand nous nous décidons à sortir en ville. Mais il y a beaucoup d’animation en ville. Un superbe magasin des plus grandes marques de sport sur 3 étages me tend les bras. Je n’en ressortirai, après quelques péripéties de taille, d’argent et de traductions aléatoires, qu'avec une paire de Kappa, marque italienne, made in China.

Nous pouvons enfin aller découvrir le marché nocturne du quartier musulman, ses vendeurs de fruits, de pâtisseries et de bibelots en tout genre. Je tenterais bien une sorte de pâtisserie cuite  à la vapeur sur des piques, mais nous n’avons encore rien mangé. Après un tour du quartier, nous traversons l’esplanade où les habitants dirigent de petits cerfs-volants jusque dans la nuit. Les cerfs-volants sont composés de plusieurs pièces à intervalle régulier le long du fil. Le ciel au-dessus de l’esplanade est constellé de ces taches de lumière qui s’élèvent dans le noir.

Nous cherchons les 2 restaurants dont nous avons repéré les adresses sur un guide mais nous n’avons pas pris la carte de la ville. R. va de moins en moins bien, parle d’appeler un docteur et de rentrer directement à l’hôtel. Je râle ostensiblement et lui dit que si c’était pour finir la soirée comme ça sans manger ce n’était pas la peine que je m’empêche de dévorer tout ce que nous venions de voir dans les ruelles. Pendant que R. argumente, j’essaye de trouver la meilleure solution (râler fait aussi partie de la manoeuvre pour temporiser). Elle s'incarne sous la forme d’un fast-food chinois. Nous rentrons, nous nous installons et je pars à la chasse aux victuailles. J’essaye tout d’abord d’acheter des raviolis, mais ils sont énormes et le type refuse de ne m’en vendre que 2. Or j’ai pour mission de revenir avec des nouilles. Là aussi on me propose un plat, une ration pour 2 à 3 personnes. Je paye mes 5 yuans
(50 centimes d’euro) et ramène le plat, qui s’avère ne pas être un plat de nouilles (tout le monde peut se tromper...). Je vais chercher dehors au comptoir une sorte d’esquimau type double magnum de poulet chaud, très épicé, enrobé de panure pour 2 yuans (20 centimes d’euro). Pour accompagner ce repas pantagruélique, je vais chercher une grande bouteille de bière chinoise pour 10 yuans (1 euro) et reviens m’asseoir après avoir découvert que les baguettes se cachaient dans de grands tiroirs sur des chariots en métal. Et tout le monde le sait... sauf les touristes et pour cause, il n'y en a pas dans ce genre d'endroit. En mangeant, je vois que R. va mieux – ouf ! Notre plantureux repas nous aura coûté 17 yuans soit moins de 2 euros… et nous aura évité une consultation médicale. Comme quoi, la cuisine chinoise, on dira ce qu’on veut…

Si vous avez raté les chapitres précédents :


jour 6 (transfert Xian)
jour 5 (Cité interdite)
jour 4 (Palais d'été) 
jour 3 (Grande muraille)
jour 2 (arrivée à Pékin) 
jour 1 (le départ)

Par My - Publié dans : Chine
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

Ranger ses affaires sur le bon chemin... comment ça, mon dicton est incompréhensible ?
Par My - Publié dans : Chine
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /Juil /2005 00:00

Le sommeil gagne du terrain et cela ne fait qu’une heure que nous sommes enfermés face à ce fou sanguinaire ivre de vente à l’arraché, dans cette salle rebaptisée «salle de séminaire». Le commercial de P* Loft nous a sous sa coupe.
Il use ses proies et les hypnotise par un débit régulier et des yeux grands ouverts alors que les nôtres tendent à se fermer de plus en plus. Nous sommes totalement à sa merci.
Par miracle, un instant, nous pensons être sauvés. L’informatique se grippe et la souris de son exposé meurt tragiquement dans ses mains. Décontenancé, le déroulé de son discours prend quelques à-coups. Nous essayons de tirer parti de cette diversion, nous nous apprêtons à tenter une évasion. On perçoit une hésitation dans le groupe, un silence planer et tout reste en suspens avant la désorganisation qui s’annonce. Quand, dans la stupeur générale, quelqu’un se lève et brandit hors de son sac une souris toute fraîche, pas encore rompue aux affres de la vente forcée. D’un geste rapide le commercial s’en saisit avec un rictus de satisfaction et échange avec le fourbe individu un air entendu.
Notre calvaire va se poursuivre encore deux bonnes heures de plus, pendant lesquelles nos estomacs nous tiraillent en tous sens, abattus que nous sommes déjà sous les tirs au mortier d’un humour de VRP. Tout y passe de la personnalisation «Et c’est quoi votre nom, Monsieur au premier rang ?» à l’humour trop lourd pour un matin «Vous parlez tous français ? …ça tombe bien, je parle français depuis le début !»
N’y tenant plus je prends subrepticement mes affaires sans quitter l’estrade des yeux et je profite d’une question posée par les premiers rangs pour me propulser vers la porte de sortie sans demander mon reste et sans un regard derrière moi, abandonnant lâchement mes compères d’infortune.

A nouveau dans la rue, soulagée de m’en être sortie, en ayant une pensée émue pour ceux qui y sont restés, je me dis que la vie ne tient pas à grand chose, à peine à un fil – de souris…

Par My - Publié dans : Humeurs
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Lundi 4 juillet 2005 1 04 /07 /Juil /2005 00:00

Sur les canaux, près de Tongli, non loin de Suzhou, le sourire des passeurs subsiste en dépit des flux incessants de touristes...

Par My - Publié dans : Chine
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /Juil /2005 00:00

Les papillons aussi aiment à aller butiner...

Par My - Publié dans : Focus Mcwp
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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /Juil /2005 00:00

A soumettre à votre sagacité pour le week-end...

Par My - Publié dans : Chine
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Jeudi 30 juin 2005 4 30 /06 /Juin /2005 00:00

Les choses les plus simples sont parfois les plus efficaces...

Par My - Publié dans : Chine
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Jeudi 30 juin 2005 4 30 /06 /Juin /2005 00:00

Quelques rythmes pour battre la mesure...

Par My - Publié dans : Focus Mcwp
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Mardi 28 juin 2005 2 28 /06 /Juin /2005 00:00

Vendredi 20 Mai, jour 6 : Pékin - Xian

 

8 H 30, dépôt des bagages pour le train de Xian. Je comate. R. s’en occupe. Après les cartes postales d’usage, nous quittons l’hôtel pour le Magasin de l’Amitié à l’autre bout de la ville. Je suis déçue. Il y a beaucoup de choses, mais les prix ne sont pas très bon marché. Nous n’achetons pas de kimono ni de chemise en soie, mais je finis par prendre une casquette avec des idéogrammes qui sera plus utile pour la suite du parcours. Je râle en me rendant compte qu’il y a au dos une étoile avec la mention «Mega USA». Argh !

 

 

Comme il n’est pas loin de midi, nous déjeunons au très occidental «Starbust Coffee» avant de repartir dans un taxi avec climatisation cette fois (bicolore) pour le Musé d’Art Moderne qui s’appelle en fait 'Galerie d’Art de Chine'. Nous y voyons une exposition consacrée à Li Keran composée de splendides estampes assez modernes. Nous n’avons pas le temps de voir tous les tableaux. A 15 h 30, le personnel met tout le monde dehors pour le décrochage des toiles car c’est le dernier jour de l’expo. Nous montons alors voir les autres étages où se côtoient peintures florales, peintures d’insectes et cerfs-volants. En fait seule une partie d’un demi étage est consacrée à ce qui s’apparente à de la peinture moderne. Il s’agit également d’une exposition temporaire où traînent d’immenses toiles qui se partagent les murs et dans un espace aveugle une douzaine de toiles colorées sur 2 thèmes se font face avec une volonté expressive d’autodérision - c'est de l'art comique. A 16 h 30, nous regagnons l’hôtel pour attendre le départ.

A 18 h 15 exactement, nous allons à 500 m de l’hôtel attendre notre bus qui mettra 45 mn à arriver après moult appels téléphoniques de notre guide fort contrarié - en fait, il s'éloigne pour hurler. Ce retard entraîne une conduite digne d’un rodéo de notre chauffeur qui conduit en slalomant et en klaxonnant pour nous mener à bon port et dans les temps impartis. Nous traversons la gare en doublant tout le monde, même là où il faut déposer normalement les bagages à main pour le contrôle nous passons à côté en suivant notre  guide avec un sentiment d’impunité non méritée. 

Notre train de nuit est superbe, neuf, agrémenté de rideaux et de passementerie. Les couchettes ressemblent presque à des lits avec leurs oreillers et leurs couettes… Comble du luxe, chaque lit a une télé à écran plat à son extrémité avec boutons de réglage à hauteur de la tête et casque fourni. Le grand luxe ayant rarement de fin, des chaussons sont à disposition sous les lits et un «steward» vient nous proposer du thé. Ce n’est pas gratuit (10 yuans) mais c’est tout de même le Pérou !. Le wagon-restaurant est équipé d’une télé géante où le son ne braille pas, et où les gens sont confortablement installés dans des fauteuils. La carte propose un choix très varié : des pattes de poulet braisé (je dis «patte» pas «cuisse») jusqu'au steak frites à la française (on croit rêver !). Après des beignets aux crevettes et aux graines de sésame nous nous installons pour une nuit confortable mais très courte.

Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises...

Si vous avez raté les chapitres précédents : 

jour 5 (Cité interdite)
jour 4 (Palais d'été) 
jour 3 (Grande muraille)
jour 2 (arrivée à Pékin) 
jour 1 (le départ)
 

Par My - Publié dans : Chine
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