Samedi 18 juin 2005
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Jeudi 19 Mai, jour 5 : Pékin

Réveil matinal de vacances : 9h.
Extirpation du lit pour se traîner jusquau petit-déjeuner : 9h30.
Sacs à dos prêts à lassaut de la Cité Interdite : 11h (pfff !!!).
Bon, on a de la chance, pas la peine de chercher un taxi, il y en a un qui discute avec
un type du personnel dans le hall de lhôtel ! Prix de la course : 16 yuans (environ 1,6 euros).
On rentre par la Porte Sud, cest-à-dire par la place Tian an Men. Après les photos dusage devant le portrait de Mao, on entame la suite des portes. Comme tout bon touriste, on se trompe de guichet et on se retrouve devant lentrée "avec" Audiotel.
Je demande 1 audiotel et 2 billets à ce guichet et ils acceptent. Les chinois ne sont pas chiens, les français auraient dit : "Ah non ici on vend que les billets 'avec' audiotel, si vous voulez un ticket 'sans' il faut faire la queue là-bas". Cest pas vrai ce que je dis ?
Ils sont quand même sympas nos compatriotes chinois

Bon, laudiotel, ce nest pas pour moi, je suis et reste particulièrement fainéante avec tout apprentissage historique. Donc je shoote. Je ne trie pas ce que je photographie
(je veux dire les thèmes) je trierai au retour en France.
Au bout dun moment jai le sentiment que tous les pavillons quon a vus se ressemblent en fait cela se nomme Palais me dit-on
Après avoir fini notre traversée jusquà la Porte Nord et son jardin impérial, 1 km plus loin, nous récupérons le passeport en échange de la machine qui raconte des histoires. Car un ingénieux système permet le transit magique des passeports laissés en caution dun point à un autre de la Cité Interdite avouez que cest futé
En sortant, nous parvenons à décliner toutes les propositions des cyclo-pousse en attente de chalands et à ne pas trop nous émouvoir des lépreux qui quêtent le long de lavenue en même temps, un lépreux, un vrai, je vois bien ce que cest maintenant
Nous nous dirigeons alors vers les grands magasins à peine entraperçus le mardi soir. Nous avalons une crêpe chinoise et un double cheese burger au Mac Do et passons en revue les boutiques qui se séparent en deux influences : occidentale et sportive ou chinoise et traditionnelle.
Nous avons déjà beaucoup marché et prenons un taxi rouge pour regagner lhôtel. Les chinois ont lhabitude des touristes, ils tendent la main. Ils savent quon va leur donner la carte de lhôtel ou du lieu où lon désire aller. Les taxis de Pékin sont profondément honnêtes ; pas un na cherché à augmenter le montant de la course en prenant des voies détournées ni à ralentir sans raison ni à faire mine de se tromper dadresse.

Après une halte à lhôtel, nous reprenons un taxi pour aller manger un canard laqué.
Il est tard. Pour les chinois, il est tard : 20 h 30. Le taxi nous dépose devant le fameux «Quiamen Quanjude Roast Duck Restaurant» à la minute près de sa fermeture. Un très gentil Monsieur nous explique en français que cest «trop tard, cuisine fermée, à demain». Maussades, nous traînons les pieds jusquà ce quil nous rattrape pour nous dire, mi en français mi en anglais, quil y a un autre restaurant (comprenez une annexe)
à 2mn à pied qui ferme à 23 h. Et il nous accompagne jusque-là en nous expliquant quil parle un peu français parce quils ont beaucoup de clients français.
Nous voilà attablées dans une grande cantine où jai dû montrer à la serveuse comment on ouvrait une bouteille de "Greatwall", vin rouge fait en Chine par une compagnie française (environ 17 euros, excusez du peu
). Nos plats arrivent peu à peu et nos petits estomacs commencent à sinquiéter de leur abondance. Le canard laqué cest gras et riche
Après avoir mangé nos légumes, nos croûtes de peau de canard, notre bouillon et je ne sais quoi encore, un plat de légumes à la forme tarabiscotée nous est servi avec des champignons. Nous en mangeons la moitié quand une serveuse vient nous le prendre en disant un simple "sorry". Nous ne la reverrons plus, pas plus que notre plat. Cela tombe bien, nous navions plus faim depuis déjà bien longtemps. La note est du coup moins salée quelle naurait dû.
En repartant nous farfouillons un peu dans le marché de nuit où se vendent fausses Puma et autres Adidas avant de repartir en quête dun taxi. A cette occasion, nous empruntons un passage souterrain où chante un garçon à la voix dange qui saccompagne à la guitare. Producteurs, si vous insistez, je vous donne ladresse du passage
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