Lundi 10 janvier 2005
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Badinage délicat et ingénieux per lequel on loue ou l'on flatte avec l'apparence même du blâme et du repproche.
Ex. : Quoi! encore un nouveau chef-d'oeuvre! N'était-ce pas assez de ceux que vous avez déjà publiés? Vous voulez donc désespérer tout à fais vos rivaux? (VOITURE cité par Fontanier)
Autre ex. : Il paraît que tu ne comprends
Pas les vers que je te soupire...
Tu les inspires, c'est bien pire. VERLAINE
Bernard DUPRIEZ - GRADUS, Les Procédés Littéraires
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Dimanche 9 janvier 2005
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Pourquoi attendre pour donner à lire ce qui doit s'exprimer ?
Garder des monceaux de notes au fond de tiroirs ou de sacs est un emprisonnement.
Pourtant, est-on sûr de ne pas donner en pâture des mots réservés, millésimés, mis de côté pour ravir l'estime d'un idéal ?
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Dimanche 9 janvier 2005
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On appelle archaïsme un mot vieilli qui n'est plus usité, un sens antérieur qui a cédé la place à un sens nouveau, une construction ancienne qui n'a plus cours.
Ex. d'archaïsme de sens : "Ma France mon ancienne et nouvelle querelle" ARAGON, Août-Septebre 1943. Querelle, ici, au sens de cause pour laquelle on prend parti.
Bernard DUPRIEZ - GRADUS, Les Procédés Littéraires
Si vous avez la patience (et de bons yeux) vous pouvez lire le DITL à ce sujet.
Il y est, par exemple, donné le cas d'un archaïsme subsistant dans une locution : «en guise de», le mot «guise» ayant disparu du vocabulaire du français moderne.
Guise n.f. (XIe *wisa) Manière, façon. En nule guise, de quelque façon que ce soit.
Guiser v. réfl. (fin XIIIe) Se déguiser.
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Samedi 8 janvier 2005
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"Fascinant somme toute de voir l'artiste raffiner sa faiblesse, conquérir à la fois affirmation et négation sans diminuer ni nommer ses ressources en leur passion."
René CHAR - Fenêtres dormantes et porte sur le toit
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Vendredi 7 janvier 2005
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Caractérisation ou identification d'un substantif ou d'un pronom par un substantif, qui le suit.
Ex. : "Déjà coulait le sang, prémices du carnage." RACINE, Iphigénie
Rem. : Lorsque l'apposition est mise entre virgules et qu'on peut la supprimer sans nuire à la phrase, l'apposition est simplement explicative. Sans pauses, il y a identification dans l'assertion elle-même.
Ex. : "Avec les mots corbeaux de poèmes qui croassent." G. MIRON
Bernard DUPRIEZ - GRADUS, Les Procédés Littéraires
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Jeudi 6 janvier 2005
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"Il m'a questionnée sur la douleur, la douleur de toutes ces années, je n'ai pas encore répondu.
Si je lui raconte la grisaille surpiquée de fil noir que j'ai vécue, je risque de l'ennuyer, de lui gâcher sa nuit. Pas de doute, ma douleur, je l'ai congelée."
Zoé VALDES - La douleur du dollar
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Jeudi 6 janvier 2005
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Du ciel bleu d'il y a dix ans, mis en boîte...
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Mercredi 5 janvier 2005
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Willy Ronis (1910- )
Un des maîtres français récompensé par de nombreux prix (prix Kodak en 1947, grand prix national des Arts et Lettres en 1979, prix Nadar en 81), entra à l'agence Rapho en 47, exposa en France et à l'étranger. Un numéro spécial de Reporters sans Frontières lui est consacré en 2001.
"L'objectif c'est le but à atteindre. C'est aussi l'oeil de l'appareil. Mais l'appareil ne pense pas, c'est le cerveau du photographe qui pense."
Cette photo est extraite de l'ouvrage "Derrière l'objectif", Ed. Hoëbeke, 2001, découpé en 5 mots-clés : Patience, Réflexion, Hasard, Forme et Temps. |
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Venise, 1959. Fondamenta Nuove |
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Mardi 4 janvier 2005
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On retranche une syllabe ou une lettre au commencement d'un mot. Littré.
Ex. : "T'y vois core moins clair que moi." JOYCE, Ulysse
Rem. : Le langage enfantin a d'abord tendance à ne retenir que la dernière syllabe des mots (nette pour marionnette, ange pour jus d'orange), puis deux syllabes (andail pour chandail, octeur pour docteur). La prononciation relâchée (reuz'ment pour heureusement, gzactement pour exactement) a donc quelque chose d'enfantin. Mais dans tension, c'est l'économie, l'efficacité qui jouent.
Bernard DUPRIEZ - GRADUS, Les Procédés Littéraires
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Mardi 4 janvier 2005
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Le vent nous décoiffe avec gentillesse pour nous rendre vivant à nous-même.
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