Amuse-bouche

 

"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."

 

Christian BOBIN - Geai

 

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Les photos du thème "Abandon, ou lumière sur la matière" ont été exposées à l'atelier-Musée Adzak à Paris en Mars 2007. 

   

Participation au projet Sot la Mer « Regarde, le monde t’appartient ».

 

expo

Les photos du carnet de Chine ont été présentées lors des 4e Rencontres photographiques de Ghar El Melh, en Tunisie, du 28 Juin au 2 Juillet 2006 et début septembre à l'espace Choof, à Tunis.

Une thématique Focus tunisien a été exposé aux 6e Rencontres en juin 2008.

 

Toutes photos by Mcwp sauf illustrations d'articles pour les artistes, produits, présentés. Les photos et peintures présentées ne sont pas libres de droits de reproduction. Merci à vous de me demander l'autorisation pour toute utilisation. 

   

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Humeurs

Vendredi 17 décembre 2004 5 17 /12 /2004 00:00

J'ai un noeud au ventre, ça ne passe pas.

Tout à l'heure, après avoir englouti un roboratif plat de pâtes, en reprenant le chemin du travail, nous avons croisé, mon collègue et moi, un petit bonhomme qui cherchait mon regard. Un homme couleur de mur, d'un âge incertain. Il avait l'air perdu, il a hésité et puis a murmuré "excusez-moi de vous déranger". C'est alors qu'il a soufflé comme un aveu "j'ai faim", avec la culpabilité de quelqu'un qui pense que mendier ne se fait pas. Il est resté un moment sur le trottoir avec mes tickets-restaurants dans les mains sans bouger. Il m'a remercié. Son visage était rouge. Il pleurait.

J'ai dit une banalité "ça va aller, Monsieur ?" et nous avons repris le chemin du travail.

Depuis je ne vais pas bien.

Parce que, bien sûr, ça ne va pas "aller"...

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Dimanche 9 janvier 2005 7 09 /01 /2005 00:00

Pourquoi attendre pour donner à lire ce qui doit s'exprimer ?
Garder des monceaux de notes au fond de tiroirs ou de sacs est un emprisonnement.
Pourtant, est-on sûr de ne pas donner en pâture des mots réservés, millésimés, mis de côté pour ravir l'estime d'un idéal ?

Par My - Publié dans : Humeurs
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Mardi 25 janvier 2005 2 25 /01 /2005 00:00

Une fois n'est pas coutume, parlons un peu travail. Ceux d'entre vous qui habitent Lyon doivent le savoir mieux que moi, un gigantesque projet est en marche aussi appelé Lyon Confluence, composé d'îlots qui, selon la Presse spécialisée "offriront, d’ici à 2008, une grande mixité de fonctions, de programmes et d’architectures" dont les deux maîtres mots sont "mixité et diversité".
Ce qui vous intéressera certainement c'est la modique somme de ce réaménagement de la presqu'île lyonnaise : le coût global est de 150 millions d'euros (source Batiactu). Mais on vous promet des choses merveilleuses comme un pôle de Loisirs d'une importance encore inégalée à l'échelle européenne pour 2006. 

Pour vous donner un bon aperçu de ce qui vous attend je vous propose ces deux illustrations.
"Notons que le plasticien lumière britannique Jonathan Speirs interviendra auprès de Jean-Paul Viguier sur l'éclairage dynamique et irisé de la toiture, des pavillons et des parkings en jouant sur les interactions entre l'intérieur et l'extérieur, notamment sur la présence de l'eau." (Batiactu).

Il ne restera plus qu'à comparer avec la réalité des constructions lorsque tout sera achevé. Je compte sur vos photos...

Pour en savoir plus, vous pouvez allez voir ici et

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Jeudi 3 février 2005 4 03 /02 /2005 00:00
En ce moment je ne suis pas certaine de tout comprendre. Je crois que les dates sont des poisons. Ce qui est délicat c'est de différencier notre réaction subjective des événements. Le filtre avec lequel nous voyons les choses fausse la réalité. J'aurais dû peindre pour me vider, je n'ai pas eu le temps. En lieu et place, j'écris mais cela ne suffit pas, cela n'a jamais été suffisant. Ce n'est qu'un premier pas.
Par My - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 16 février 2005 3 16 /02 /2005 00:00

Bon aujourd'hui au milieu de mon boulot, la seule chose qui m'a un peu rendu le sourire c'est le portrait chinois de Stéphanie. Alors du coup, vous y avez droit aussi :

Si j'étais ...
Un fruit ?
Une mangue, difficile à trouver mûre et à manger proprement.
Une épice ? Le poivre pour sa diversité (rouge, vert, gris, noir, blanc) et pour cette citation : « Le sel de l'existence est essentiellement dans le poivre qu'on y met.» (Alphonse Allais)
Un objet informatique ? Un scanner pour dématérialiser ce qu’on a d’abord matérialisé…
Une chanson ? Une chanson ? difficile ça… « Le faussaire » de Dominique A.
Un film ? « Les liaisons dangereuses », la version de Stephen Frears.
Un monument ? Le musée des Beaux Arts de Bruxelles parce qu’il y a un tableau dans le hall que j’adore ou bien les statues dorées du Trocadéro à Paris… toutes différentes et racontant une histoire.
Un poisson ? Un poisson-chat, increvable : ça a les « 9 vies » du chat plus celle du poisson…
Une fringue ? Une veste en cuir, pour le côté italien.
Un parfum ? Ambre.
Une couleur ? Changeante pour s’adapter au contexte.
Un meuble ? Un lit – il y a quelque chose de mieux ?
Un produit de maquillage ? du rouge à lèvres pour me poser sur les lèvres, m’envoler sur les mots et finir par un effet comique quand deux personnes s’embrassent – parce que ça ne se passe jamais comme dans les films… il finit toujours par y en avoir partout du rouge…
Un bouquin ? « Les liaisons dangereuses », une référence du roman épistolaire.

Ca vaut la peine d’y répondre et de le garder pour voir dans 1 mois ou dans 1 an ce qu’on répondra alors ;)

Par My - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 17 février 2005 4 17 /02 /2005 00:00

Je n’ai pas pour habitude de raconter ma vie. Mais là, je suis un peu énervée.

Irritée parce que si j’avais été un peu différente, les choses se seraient passé autrement il y a une demi-heure…

Je suis restée tard à mon boulot, comme à mon habitude. J’ai raté le train que je devais prendre alors je suis arrivée après le dernier bus… moralité : obligée de rentrer à pieds. Qu’à cela ne tienne, je suis sportive, même la nuit. J’ai donc entrepris mon périple au pas de chasseur. Pas grand monde dans les rues à part quelques piétons égarés. A mi-chemin j’entends des claquements de talons derrière moi. Quelqu’un de pressé ou qui essaie de me suivre. Comme je tourne au carrefour dans une direction où il n’y a que des résidences très chics et que je sens toujours le type sur mes talons, j’hésite à me retourner franco pour lui demander ce qu’il veut ou tester sa résistance physique en piquant une petite pointe de course. J’opte pour le milieu de la route, éclairé, et l’indifférence en ralentissant ostensiblement pour bien montrer que j’ai entendu ses pas précipités pour suivre mon rythme et que cela n’est pas mon souci. Il est déstabilisé. Il hésite. Il me hèle : « Excusez-moi, je cherche la place de l’Eglise » . Moi aussi, ça tombe bien, non ? Je me retourne et continue en marche arrière, je lui fais signe de la main pour lui indiquer l’endroit (comme si ça pouvait réellement l’intéresser). Il fait mine de ne pas comprendre, me repose la question et s’arrête – peut-être dans l’intention que je vienne lui expliquer ? Je lui dis alors de ma voix décidée et à moitié tournée vers lui quelle est la direction à suivre sans cesser de marcher. Je continue sur ma lancée – je sens que le ton de ma voix a décontenancé le bonhomme, il doit aussi fatiguer à trottiner sur mes pas. Je continue ma route contourne l’église, la route est en pente, je décide de me passer de lui, je me lance à petites foulées. Une bonne demi-heure plus tard, je suis enfin au chaud mais ressassant cette tentative avortée.

Si j’avais été plus peureuse, moins sûre de moi, avec des talons et un air de victime, ce type-là aurait fait des conneries, ça se voyait dans son regard fuyant, dans son attitude et au flou de sa voix. Je tiens à dire qu’il n’avait pas d’accent particulier, qu’il n’était pas particulièrement typé, qu’il était habillé d’un costume, qu’il n’était pas particulièrement jeune et que tout cela s’est passé dans une grande ville très chic où les maisons valent plus chers que tout ce que je pourrais un jour m’offrir.

Heureusement, c’était moi ! Mais je suis quand même énervée, ce type-là aurait pu trouver sa proie…

Par My - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 20 février 2005 7 20 /02 /2005 00:00

La moindre des choses c'était effectivement de mettre ce magnifique tishoeurt... photo un peu trafiquée mais plus un témoignage qu'autre chose et puis cette petite lettre qui fait bien plaisir tout de même... merci encore.

P.S. J'attends des nouvelles de Frédéric, entre autres mais c'est une autre histoire...

Par My - Publié dans : Humeurs
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Samedi 26 février 2005 6 26 /02 /2005 00:00

Bon, il est trop tard, j'ai trop mal au crane, je chercherai demain quoi vous écrire et quoi vous proposer à voir... là, je vais juste aller fermer les yeux et l'esprit... soirée un peu trop confuse. A samedi après-midi...

Par My - Publié dans : Humeurs
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Samedi 12 mars 2005 6 12 /03 /2005 00:00

Ceci est une façon humoristique de vous faire comprendre que je suis quelque peu excédée mais que j'essaie de me calmer (mais si, vous aviez compris l'humour de la photo, non ? vraiment ?).


Aussi je suis un peu bête, le samedi matin je regarde "Question-maison", très bonne émission par ailleurs.
Et là, ça ne rate jamais, il y a toujours un super appart très "vide" avec des gens (qui doivent avoir des métiers pas très honnêtes pour gagner autant) qui vous font visiter leur petit chez eux. Déjà moi, vu le bordel bazar qu'il y a ici, il faudrait qu'on me prévienne au moins 1 an à l'avance pour que j'autorise qu'on filme alors de là à faire une visite guidée "oui, ce petit meuble je l'ai chiné sur une brocante et redécoré" avec un ton faussement nouveau riche dans la voix. Mais ce n'est pas tout. L'animateur, Stéphane Thébaut, se croit obligé de nous asséner des "Superbe !" quand il découvre la Salle-de-bain de l'hôtesse en question (en même temps, il faut bien un peu flatter). Or ce qu'on voit à l'écran c'est un décor blanc/vert/inox. Ca n'a rien de "superbe", c'est froid, clinique et aseptisé.
Rhhââââ ! Moi, si je devais vivre là, je ferai des cauchemars, je m'attendrais à voir surgir un professeur fou avec un scalpel à la main dès que je serais dans mon bain.

Sinon, on a aussi droit, bien sûr, à l'open space, agencé par un architecte d'intérieur. Mais c'est quoi comme espèce d'animal "architecte d'intérieur" (ou DPLG au choix) ? Ca vit comment un architecte ? Parce que moi quand je vois ce qu'ils font, forcément je me pose des questions... où alors je me rends compte que je glisse imperceptiblement vers le côté "réac" et ça, ben croyez-moi, quand on se croît encore jeune ça fait un drôle d'effet ! Vous savez, ce passage insidieux du "il faut vivre avec son temps" à "mais c'est n'importe quoi, maintenant !".
Donc l'archi n'aime pas les choses "normales", jusque-là, c'est son droit. Donc, pour ne pas faire comme ses voisins il construit des cubes avec des cloisons qui ne servent à rien, qui ne vont pas jusqu'au plafond, ou alors pas de cloisons du tout. Rhââââ et cette manie de supprimer les portes... parce que ce n'est pas esthétique. Mais ça n'a jamais eu pour vocation d'être jolie, une porte ! Font jamais la cuisine ces gens-là (non, je parle pas de la pizza réchauffé dans le micro-ondes) ?
Font comment pour avoir envie au même moment de faire la même chose que les "autres" personnes qui vivent au même endroit (conjoint, famille, invités) ? Et là, je parle même pas des familles nombreuses... non, juste vous avez invité des amis chez vous et même dans votre chambre tout ce que vous direz ou ferez sera entendu dans tout l'appart... ben vaut mieux ne prévoir qu'une seule chambre et un seul lit... ça ira plus vite.

Bon, comme le sujet n'est pas hautement important, je m'autorise à être encore un peu énervée jusqu'à la prochaine émission. Et pour finir cette chronique par quelque chose de plus positif, pour ceux (oui, j'ai dit "ceux") que ça intérêsseraient et qui aiment la nature, l'autre Stéphane, animateur et concepteur de l'émission qui suit "Silence, ça pousse", a dit qu'il était un coeur à prendre. Je relaie le message, on sait jamais...

 

Par My - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 13 mars 2005 7 13 /03 /2005 00:00

En me promenant de ci de là, j'ai vu quelques vieilles photos de famille : chez Loui et chez Anthea par exemple. Et ça m'a fait repensé à celle-ci. J'en ai très peu, elles se comptent sur les doigts d'une main, c'est dire !

Quand on voit mon père comme ça, forcément, ça explique certaines choses... un certain côté décalé, dirons-nous. Le truc dans sa main droite est bien un serpent, il était jeune et c'était en Algérie - je crois qu'il les a trouvé longs, ces mois là-bas.

Par My - Publié dans : Humeurs
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