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"Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire."

 

Christian BOBIN - Geai

 

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Les photos du thème "Abandon, ou lumière sur la matière" ont été exposées à l'atelier-Musée Adzak à Paris en Mars 2007. 

   

Participation au projet Sot la Mer « Regarde, le monde t’appartient ».

 

expo

Les photos du carnet de Chine ont été présentées lors des 4e Rencontres photographiques de Ghar El Melh, en Tunisie, du 28 Juin au 2 Juillet 2006 et début septembre à l'espace Choof, à Tunis.

Une thématique Focus tunisien a été exposé aux 6e Rencontres en juin 2008.

 

Toutes photos by Mcwp sauf illustrations d'articles pour les artistes, produits, présentés. Les photos et peintures présentées ne sont pas libres de droits de reproduction. Merci à vous de me demander l'autorisation pour toute utilisation. 

   

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Films vus, revus, à voir

Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /2006 19:29

Pour une raison incertaine, je suis allée voir ce film. Incertaine car j'aurais dû logiquement voir autre chose (Pompoko par exemple). Mais, aidé par des raisons matérielles (proximité du cinéma, flemme de faire une heure de marche, horaires convenables), ce choix s'est imposé. J'avais seulement vu Michel Blanc et Isabelle Mergault parler de ce que racontait le film chez Mireille Dumas en zappant un soir.

Je regrette la fin mais je ne regrette pas d'avoir écouté cette fable des temps modernes, mon côté fleur bleue il faut croire - pour peu que j'en ai un. C'est un film sur Cendrillon, mais dont l'humour n'est pas exclu. C'est un film léger (et je dis ça comme un compliment) avec des clins d'oeil au spectateur. Vous y trouverez aussi une très belle interprêtation de Michel Blanc, toute en sensibilité et en retenue - et qu'on aura quelque mal à retrouver en Jean-Claude Duss bientôt.

Ne vous fiez pas au film, l'abnégation est rarement récompensée dans la réalité. Mais c'est un beau postulat pour croire que tout est possible pendant une heure et demie.

Le site officiel

 

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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /2006 00:00

Lion d’Or à la Mostra de Venise, Le Secret de Brokeback Mountain est le dernier film de Ang Lee, adapté d'une nouvelle d'Annie Proulx.

La caissière qui me tend ma place dit à des gens devant moi qu’elle a beaucoup aimé mais que le rythme est lent, que cela ne l’a pas dérangé mais que certains peuvent trouver ça long. Le couple devant moi quand je sors du film, un homme et une femme d’environ 70 ans, disent avoir trouvé le décor superbe, que même dans certains westerns on ne voit pas de tels paysages, ils disent aussi que le jeu des acteurs est remarquable, pas seulement les hommes, non, les femmes aussi, et ils ajoutent, oui, un jeu tout en finesse et avec un sujet comme celui-ci ce n’était pas facile. Vraiment un beau film.


J’ajoute que chaque plan de ce film est une photo d’une lumière remarquable. Je m’attendais à un film un peu chargé en «bons» sentiments puisque la critique américaine et canadienne en avait dit du bien. Mais il est bien mieux que cela. C’est une tranche de vie avec tout ce que cela implique de retenue, de compromis, d’amour, de trahison, de choses tues et d’adaptation à ce que nous vivons.

 

Trois films, vus récemment, qui ne m'ont pas convaincue :







Tigre et Dragon, du même Ang Lee dont j'ai trouvé le scénario un peu dense et l'histoire d'amour un peu légère.

 

 

 

 

 










La Terre abandonnée, de Vimukthi Jayasundara, dont je me demande encore pourquoi je suis allée le voir (il ne faut JAMAIS croire les critiques du Monde). 

 

  





Three Times, de Hou Hsiao Hsien, que j'ai trouvé peu captivant en dépit d'une construction en triptyque intéressante.

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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /2006 18:17

affiche film ivre de femmes et de peinture Ivre de femmes et de peinture (Chihwaseon)
Film sud-corréen de Im Kwon-Taek (2001)
Prix de la mise en scène ex-aequo à Cannes en 2002.

 

"Jang Seung-Ub, né en 1843, est un pauvre orphelin, réduit à la mendicité dans la rue. C'est alors que son chemin croise celui de Kim Byung-Moon, un bourgeois fortuné et esthète qui décide de le prendre en charge. Celui-ci constate très vite les dons du jeune homme pour la peinture et décide de l'encourager. "

 

Il y a une beauté plastique dans ce film qui semble être portée par le regard du peintre. Devenu "Ohwon", peintre reconnu, il traverse les époques et les rites sans se départir de ce qu'il est, sans se plier aux règles, l'humour perçant sous des comportements rudes ou des situations dramatiques (le peintre cherchant en vain l'inspiration d'une nouvelle forme d'expression sous des monceaux de papiers ou à califourchon sur un toit en vociférant, ce à quoi un passant lui répond que s'il suffisait de hurler sur un toit pour avoir du talent, il y a longtemps qu'il y serait monté lui aussi). Toujours à l'écoute des critiques de son "maître", il ne cesse de chercher, de pousser toujours plus loin son exigeance.

 

Im Kwon-Taek filme non seulement l'acte de création mais donne à voir les aléas d'un homme dans une société en mutation avec en toile de fond la chute de la dynastie Chosun où la peinture devient la seule incarnation d'une identité culturelle défaillante.

 

"Une peinture en quête de richesse et de gloire immédiates n'est que vanité."

"La vie est un nuage errant. J'irai où mes pas me mèneront."

 

Le principe des quotas

 

Sous la pression des Etats-unis, la Corée a vu son principe des quotas diminuer de moitié : "Le ministre de l'économie et des finances, Han Duck-soo, a précisé que le nombre de jours pendant lesquels les cinémas sud-coréens seraient tenus de diffuser des films produits nationalement passerait, à partir du 1er juillet, de 146 par an à 73."

"Ce système de quotas, unique au monde, avait été adopté en 1985 pour protéger l'industrie cinématographique coréenne et avait permis l'éclosion d'un cinéma de qualité, reconnu internationalement."

Cf. l'article dans Le Monde

 

En 1999, les cinéastes coréens avaient déjà manifesté pour la défense de ce quota de diffusion, seul rempart à un déferlement des films américains dans leur culture et sur leur territoire : "Il ne reste dans le monde que 3 pays dont le cinéma national occupe plus de 25% du marché intérieur face au marché du cinéma américain : la Corée, la France et le Japon. (...) Si nous ne défendons pas le quota nous risquerons d'y perdre notre identité et notre culture."*

Après s'être fait rasé en public en signe de protestation contre les manipulations économiques et politiques des Etats-Unis envers la Corée, Im Kwon-taek affirmait alors : " Nous ne voulons pas seulement défendre le cinéma. La culture n'est pas un voyageur qui va et vient. Elle fait partie de nos vies et se transforme petit à petit. Jour après jour, elle embellit et grandit. Elle devient une fleur qui embaume. Grâce à elle, la qualité de la vie s'améliore. Nous devons absolument défendre le quota pour préserver notre culture..."*

* interventions retranscrites du dvd

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Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /2006 00:00


Comédie française de Danièle Thompson


Un film bien agréable avec des personnages attachants, des acteurs dans des rôles où on ne les attendrait pas et une vision un peu nostalgique aussi. Je me suis même dit, à la fin du film, qu'un jour je regretterai ce petit cinema à côté de mon travail où je suis allée voir déjà une bonne centaines de films.

"Suzanne Flon qui interprète la grand-mère de Jessica (Cécile de France) est décédée en juin 2005 peu après la fin du tournage à l'âge de 87 ans. Fauteuils d'orchestre lui est dédié. "

Une critique

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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /2006 23:00

Gattaca affiche


Film américain de SF, avec Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law...
Réalisé en 1998 par Andrew Niccol, scénariste de The truman show et réalisateur cette année de Lord of War.

Revoir ce film policier de haut vol est un réel plaisir, bercé par la superbe musique de Michael Nyman... car comment mieux incarner le rêve d'Icare dans notre monde génétiquement modifié de demain ?

Des photos superbes dans ce film qui portent une utopie pour cadre de vie : Vincent deviendra pirate génétique pour prétendre à ses rêves. Mais avant cela, il lui faudra triompher des tests, de l'amour et de son frère...

Quelques frissons s'emparent de vous quand vous pensez que cette sélection pourrait bientôt exister...

 

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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 00:00


"Le tournage de La Planète blanche s'est étalé sur plus de 3 ans. Les conditions météorologiques et la rareté de certains animaux ont poussé l'équipe à reporter de nombreuses fois certaines prises de vues. C'est le cas des caribous, qui étaient absents lors du tournage en 2002 et qui se montrés finalement en 2005. Ils étaient alors plus de 500 000", (source allociné).

Documentaire sur le grand Nord, forcément dépaysant, de Thierry Piantanida et Thierry Ragobert où vous apprendrez que l'ours blanc est un fainéant qui ne nage qu'avec les pattes avant et qui vous rappelera que tout cet espace et ces espèces dépendent de notre pollution et de notre insouciance quotidiennes.

Site officiel

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Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /2006 13:00


Film américain de 2005
Réalisé par Bennett Miller
Avec Philip Seymour Hoffman, qui a obtenu Golden Globe et Oscar pour ce rôle.

"Inspiré par un fait divers, le meurtre d'une famille d'agriculteurs par deux jeunes voyous en novembre 1959 dans le Kansas, Truman Capote mène une enquête minutieuse. A force de détails, de témoignages, d'observations, il raconte ce qui a pu se passer sans jamais prendre parti, ni juger. Le 'non fiction novel' vient de naître." (source evene) 

Au-delà de ce personnage remarquablement interprêté et caricatural d'homosexuel cultivé et provocateur, le film dégage une curieuse impression de duplicité, d'incertitudes qui perdurent sur les intentions réelles de cet écrivain en mal de gloire. Le film ne nous dévoile ni ses intentions ni ses pensées intimes et on reste dans le flou des masques successifs qui s'adaptent aux interlocuteurs. On cherche en vain la part de sincérité et de manipulation...

"L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès",  Truman Capote

Site officiel

 

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Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /2006 20:12
Film français (2005) de Stéphane Brizé
Avec  Patrick Chesnais, Anne Consigny, Georges Wilson, Lionel Abelanski...
 

"Jean-Claude Delsart, 50 ans, huissier de justice, n'est pas heureux. Un mariage raté, un fils distant, un père acariâtre ont contribué à sa mélancolie.
Un jour, Jean-Claude décide de prendre des cours de tango."
(source commeaucinema.com)

 

Non seulement je suis fan de Patrick Chesnais mais ce film rassemble une myriade de petites choses succulentes à déguster les unes après les autres. Si vous avez oublié ce que c’est que de tomber amoureux, je vous le conseille,
si vous aimez le tango aussi. A l’inverse, sous des apparences très lisses où toute émotion serait proscrite voire un luxe qu’on ne pourrait se permettre, le comique de situation ne manque pas. J’ai plusieurs scènes en mémoire très cocasses basées essentiellement sur l’inaptitude du personnage principal à dire ou faire ce qu’il faut au bon moment, son attitude en perpétuel retrait le rendant souvent pitoyable. Mais tout a un sens et une origine…

Je préfère toujours découvrir un film au dernier moment et dans sa globalité mais si vous, vous voulez en savoir plus, vous trouverez extraits et bande annonce sur tous les sites de cinema.

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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /2006 22:54

Film américain de 2005 de Science fiction.
Réalisé par James McTeigue  (scénario et production par les frères Wachowski)
Avec Natalie Portman, Hugo Weaving, Stephen Rea.


"V pour Vendetta est l'adapation cinématographique de la bande dessinée homonyme écrite par Alan Moore et illustrée par David Lloyd, qui vit le jour en 1981 dans le mensuel indépendant Warrior." (source allocine)

N'ayant pas lu la BD - en dépit de conseils pressants pour le faire - j'ai découvert l'histoire en voyant le film et j'ai beaucoup aimé cette histoire utopiste et noire même si la mise en scène est définitivement à la sauce américaine. Aussi, si vous pouvez résister à une vision subjective, je vous le conseille.

 

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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /2006 23:18

ducati 998 Matrix motorcycle for sale at Ducati Manchester UK



Pour la splendide Ducati 998 conduite par Trinity, (même si je n'aime pas le vert...) et pour quelques citations relevées rapidement :

"Là, où vous ne voyez que coïncidences, je vois Providence"

"L'espoir, c'est la quintessence des illusions humaines"

 

 

 

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