Mardi 4 novembre 2008
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12:00
Justement, tiens... je vais vous dire deux mots de mon destrier.
En fait, le sort s'acharne, même quand il ne s'agit pas du mien.
Ce matin après un échange prévu de carrosse et alors que je devais récupérer les clés dudit dans la boîte aux lettres, emplie d'effroi je me rends compte que celle-ci est désespérement vide (la
boîte aux lettres, pas le carrosse !).
Questionnant un des ouvriers qui oeuvre sur la façade, j'apprends que notre gentil ramasseur de courrier a changé (oui, dans les grandes villes, on n'est pas capable de prendre son courrier
soi-même, il faut que quelqu'un vous le porte devant la vôtre) et qu'un gardien tout nouveau vient de s'installer dans la loge jusque-là vide.
S'ensuit une course poursuite où j'essaie désespérément de mettre la main sur le nouveau gardien ou à défaut sur son numéro de portable... par l'intermédiaire du cabinet qui gère l'immeuble où bien
sûr - parce qu'il est trop tôt - il n'y a personne à part la secrétaire à la voix de baronne. Cette dame, charmante au demeurant, à qui j'explique mes malheurs finira par me rappeler avec le Saint
Graal mais bien entendu M. Machin est sur répondeur.
Je finis donc par abandonner le carrosse en proie à toutes les contractuelles et à me rendre à mon taff en métro, bien dépitée.
M. Machin m'appelle alors que je suis dans le métro... je ne comprends rien. Je lui dit le rappeler dans les 2 minutes qui suivent. Et ? Je suis à nouveau en contact avec son répondeur... J'ai
alors la désagréable impression que c'est loin d'être fini.
Il me rappelle, me dit qu'il pensait bien faire, qu'il ne voulait pas qu'un malotru s'empare de cette clé sans propriétaire et me dit qu'il reviendra le midi pour me la remettre - parce que j'adore
aller chercher des clés au lieu de manger.
Là, j'y vais... je vous tiens au courant.
J'en reviens...
M. Machin après m'avoir rappelée pour la énième fois sur mon portable car il ne peut pas laisser la clé à la boutique d'à côté qui est fermée, s'assure que je suis bien là dans les 5 mn. Qu'à cela
ne tienne ! Mais où était-il ce matin et où veut-il aller ? Son job et son lit, comme je m'en assure, sont bien dans la loge... je m'interroge.
Il se répand en excuses m'assurant que c'était pour la bonne cause.
Je lui dis que oui, oui, ça va pour cette fois mais que bon quand même.
Par un miracle jamais gagné d'avance, je retrouve la voiture en entier et sans contravention.
M. Machin commence bien pour ses étrennes...
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