Carnet de route - Pékin (suite)

par My 17 Juin 2005, 22:00 Chine

Jeudi 19 Mai, jour 5 : Pékin 

Réveil matinal de vacances : 9h.
Extirpation du lit pour se traîner jusqu’au petit-déjeuner : 9h30.
Sacs à dos prêts à l’assaut de la Cité Interdite : 11h (pfff !!!).
Bon, on a de la chance, pas la peine de chercher un taxi, il y en a un qui discute avec
un type du personnel dans le hall de l’hôtel ! Prix de la course : 16 yuans (environ 1,6 euros).

On rentre par la Porte Sud, c’est-à-dire par la place Tian an Men. Après les photos d’usage devant le portrait de Mao, on entame la suite des portes. Comme tout bon touriste, on se trompe de guichet et on se retrouve devant l’entrée "avec" Audiotel.
Je demande 1 audiotel et 2  billets à ce guichet et ils acceptent. Les chinois ne sont pas chiens, les français auraient dit : "Ah non ici on vend que les billets 'avec' audiotel, si vous voulez un ticket 'sans' il faut faire la queue là-bas". C’est pas vrai ce que je dis ?
Ils sont quand même sympas nos compatriotes chinois…

Bon, l’audiotel, ce n’est pas pour moi, je suis et reste particulièrement fainéante avec tout apprentissage historique. Donc je shoote. Je ne trie pas ce que je photographie
(je veux dire les thèmes) je trierai au retour en France.


Au bout d’un moment j’ai le sentiment que tous les pavillons qu’on a vus se ressemblent –en fait cela se nomme Palais me dit-on… Après avoir fini notre traversée jusqu’à la Porte Nord et son jardin impérial, 1 km plus loin, nous récupérons le passeport en échange de la machine qui raconte des histoires. Car un ingénieux système permet le transit magique des passeports laissés en caution d’un point à un autre de la Cité Interdite –avouez que c’est futé…

En sortant, nous parvenons à décliner toutes les propositions des cyclo-pousse en attente de chalands et à ne pas trop nous émouvoir des lépreux qui quêtent le long de l’avenue –en même temps, un lépreux, un vrai, je vois bien ce que c’est maintenant…


Nous nous dirigeons alors vers les grands magasins à peine entr’aperçus le mardi soir. Nous avalons une crêpe chinoise et un double cheese burger au Mac Do et passons en revue les boutiques qui se séparent en deux influences : occidentale et sportive ou chinoise et traditionnelle.


Nous avons déjà beaucoup marché et prenons un taxi rouge pour regagner l’hôtel. Les chinois ont l’habitude des touristes, ils tendent la main. Ils savent qu’on va leur donner la carte de l’hôtel ou du lieu où l’on désire aller. Les taxis de Pékin sont profondément honnêtes ; pas un n’a cherché à augmenter le montant de la course en prenant des voies détournées ni à ralentir sans raison ni à faire mine de se tromper d’adresse.

Après une halte à l’hôtel, nous reprenons un taxi pour aller manger un canard laqué.
Il est tard. Pour les chinois, il est tard : 20 h 30. Le taxi nous dépose devant le fameux «Quiamen Quanjude Roast Duck Restaurant» à la minute près de sa fermeture. Un très gentil Monsieur nous explique en français que c’est «trop tard, cuisine fermée, à demain». Maussades, nous traînons les pieds jusqu’à ce qu’il nous rattrape pour nous dire, mi en français mi en anglais, qu’il y a un autre restaurant (comprenez une annexe)
à 2mn à pied qui ferme à 23 h. Et il nous accompagne jusque-là en nous expliquant qu’il parle un peu français parce qu’ils ont beaucoup de clients français. 
Nous voilà attablées dans une grande cantine où j’ai dû montrer à la serveuse comment on ouvrait une bouteille de "Greatwall", vin rouge fait  en Chine par une compagnie française (environ 17 euros, excusez du peu…). Nos plats arrivent peu à peu et nos petits estomacs commencent à s’inquiéter de leur abondance. Le canard laqué c’est gras et riche… Après avoir  mangé nos légumes, nos croûtes de peau de canard, notre bouillon et je ne sais quoi encore, un plat de légumes à la forme tarabiscotée nous est servi avec des champignons. Nous en mangeons la moitié quand une serveuse vient nous le prendre en disant un simple "sorry". Nous ne la reverrons plus, pas plus que notre plat. Cela tombe bien, nous n’avions plus faim depuis déjà bien longtemps. La note est du coup moins salée qu’elle n’aurait dû.

En repartant nous farfouillons un peu dans le marché de nuit où se vendent fausses Puma et autres Adidas avant de repartir en quête d’un taxi. A cette occasion, nous empruntons un passage souterrain où chante un garçon à la voix d’ange qui s’accompagne à la guitare. Producteurs, si vous insistez, je vous donne l’adresse du passage…

 

 


 

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commentaires

Provodnik 19/06/2005 10:15

Oooh, on est frileuse ?

La seule inconnue pour moi est la date de mon départ, à l'automne. Mais puisque j'y resterai une année... eh bien j'y serai.

Vive St-Pétersbourg et ses 22h d'ensoleillement quotidien !

My 19/06/2005 00:51

Bon, après nous être dûment renseignées sur les températures à Moscou et Saint-Pétersbourg, je pense que notre prochain voyage attendra juin 2006... voire même juillet.

Provodnik 18/06/2005 15:17

Ca dépend, c'est pour quand ? Je ne pensais pas y aller avant septembre, mais...

My 18/06/2005 13:01

Loui > c'est le soleil écrasant du zénith...
Provodnik > c'est peut-être bien le prochain voyage... tu viens avec nous ?

Provodnik 18/06/2005 12:25

'La place rouge était blanche' - il ne manque que le mausolée de Lénine (et des bulbes à la place des pagodes) et nous sommes en plein coeur de Moscou !

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