Carnet de route - Xian suite

par My 6 Juillet 2005, 22:00 Chine

Samedi 21 Mai, jour 7 : Xian


7 h 00. Nous arrivons en Gare de Xian où les employés sont rassemblés pour les crazy signs du matin. (pour les béotiens, les crazy signs sont les danses idiotes effectuées à la fin des spectacles au Club Med).

On nous mène au Palace, qui nous sert d’hôtel. Le petit-déjeuner y ressemble à un buffet de banquet. Sans même retour par la case départ nous partons pour Lintong à quelque 40km de Xian voir l’armée en argile, grandeur nature, enterrée. Ici les taxis sont verts. C’est  grand – comme tout ce qui est en Chine.

Il est écrit « No photo No video »,  mais personne ne respecte les interdictions. Cela tombe plutôt bien, il n’y a pas plus qu’ailleurs de cartes postales à l’unité en vente.

Nous mangeons sur le site dans un restaurant hyper climatisé où mes collègues de voyage sont tout surpris, voire admiratifs, de me voir commander un deuxième verre de bière en chinois, sauf une qui dédaigneuse dit «bah, c’est normal, si elle apprend». Ensuite nous passons à la "boutique officielle" négocier quelques statuettes pour bien plomber les bagages. D’interminables palabres s’ensuivent dans le bus car le guide local, Sun, veut absolument meubler notre après-midi et notre matinée libre. Il parle de dîner spectacle, de Grande et Petite Pagode – tout cela étant hors programme et payant. Le groupe n’est pas d’accord. Le français est individualiste et indiscipliné. Il refuse toute proposition trop directe d’embrigadement… Notre guide national parvient à faire entendre raison à notre guide local. Mais celui-ci insiste et ne lâche pas sur un point : la visite 5-10 mn d’une fabrique de jade avant de nous ramener à notre hôtel - cela fait maintenant 2 jours et 1 nuit que nous sommes dans les mêmes vêtements. Et il fait très chaud. Je reste dans le bus et refuse même de voir de quoi il s’agit préférant écrire ce résumé du jour. J’ai tort. Une fois la clim arrêtée, on cuit dans le bus… et le chauffeur est descendu en fermant les portes.

Enfin dans notre chambre grand luxe, je prends un bain. Je m’endors en attendant R . qui s’endort également, dans son bain. Il est forcément bien tard quand nous nous décidons à sortir en ville. Mais il y a beaucoup d’animation en ville. Un superbe magasin des plus grandes marques de sport sur 3 étages me tend les bras. Je n’en ressortirai, après quelques péripéties de taille, d’argent et de traductions aléatoires, qu'avec une paire de Kappa, marque italienne, made in China.

Nous pouvons enfin aller découvrir le marché nocturne du quartier musulman, ses vendeurs de fruits, de pâtisseries et de bibelots en tout genre. Je tenterais bien une sorte de pâtisserie cuite  à la vapeur sur des piques, mais nous n’avons encore rien mangé. Après un tour du quartier, nous traversons l’esplanade où les habitants dirigent de petits cerfs-volants jusque dans la nuit. Les cerfs-volants sont composés de plusieurs pièces à intervalle régulier le long du fil. Le ciel au-dessus de l’esplanade est constellé de ces taches de lumière qui s’élèvent dans le noir.

Nous cherchons les 2 restaurants dont nous avons repéré les adresses sur un guide mais nous n’avons pas pris la carte de la ville. R. va de moins en moins bien, parle d’appeler un docteur et de rentrer directement à l’hôtel. Je râle ostensiblement et lui dit que si c’était pour finir la soirée comme ça sans manger ce n’était pas la peine que je m’empêche de dévorer tout ce que nous venions de voir dans les ruelles. Pendant que R. argumente, j’essaye de trouver la meilleure solution (râler fait aussi partie de la manoeuvre pour temporiser). Elle s'incarne sous la forme d’un fast-food chinois. Nous rentrons, nous nous installons et je pars à la chasse aux victuailles. J’essaye tout d’abord d’acheter des raviolis, mais ils sont énormes et le type refuse de ne m’en vendre que 2. Or j’ai pour mission de revenir avec des nouilles. Là aussi on me propose un plat, une ration pour 2 à 3 personnes. Je paye mes 5 yuans
(50 centimes d’euro) et ramène le plat, qui s’avère ne pas être un plat de nouilles (tout le monde peut se tromper...). Je vais chercher dehors au comptoir une sorte d’esquimau type double magnum de poulet chaud, très épicé, enrobé de panure pour 2 yuans (20 centimes d’euro). Pour accompagner ce repas pantagruélique, je vais chercher une grande bouteille de bière chinoise pour 10 yuans (1 euro) et reviens m’asseoir après avoir découvert que les baguettes se cachaient dans de grands tiroirs sur des chariots en métal. Et tout le monde le sait... sauf les touristes et pour cause, il n'y en a pas dans ce genre d'endroit. En mangeant, je vois que R. va mieux – ouf ! Notre plantureux repas nous aura coûté 17 yuans soit moins de 2 euros… et nous aura évité une consultation médicale. Comme quoi, la cuisine chinoise, on dira ce qu’on veut…

Si vous avez raté les chapitres précédents :


jour 6 (transfert Xian)
jour 5 (Cité interdite)
jour 4 (Palais d'été) 
jour 3 (Grande muraille)
jour 2 (arrivée à Pékin) 
jour 1 (le départ)

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commentaires

My 08/07/2005 21:26

Merci -E- bienvenue ici :)

E 08/07/2005 20:09

Ca fait rêver, ca fais voyager depuis son écran d'ordinateur...
Jolies photos...

My 08/07/2005 11:54

au milieu...

Loui 07/07/2005 14:31

C'est ou Xian déjà...?

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